Partager l'article ! AOL fait la promotion du naturisme: Opportuniste ? non mais quand un géant d'internet fait une page de promotion du naturisme, on serait un peu ...
Opportuniste ? non mais quand un géant d'internet fait une page de promotion du naturisme, on serait un peu bete de cracher dans la soupe. Alors je vous livre ici cet article québécois, cet oasis de promotion du naturisme dans l'océan pubibond et moraliste que constituent les géants du net ...
"
Tout nu sur la plage
Vivre nu, ça vous dirait? Cette semaine, pour le deuxième article de sa série «Qu’est-ce qu’on fait cet été?», AOL lève le voile sur le naturisme, un mouvement presque centenaire qui, pourtant, attire toujours les railleries de certains «textiles» - nom donné par les naturistes aux non-initiés.
Chaque été, ils sont des milliers
à revêtir leurs costumes d’Adam ou d’Ève pour profiter des douceurs de la belle saison dans leur plus simple appareil. De tous âges et
toutes origines, les naturistes refusent la tyrannie des vêtements.
Au début des années 1970, Michel Vaïs, qui étudie le théâtre à Paris, se décide une fois pour toutes. «Si vous voulez apprendre à habiter votre corps, allez chez les naturistes», lui avait suggéré un professeur de mime. C’est ainsi que le Québécois d’origine maghrébine se retrouve, non sans gêne, dans un des plus grands centres de naturisme de France. Sitôt sur place, il est stupéfait. «J’étais flambant nu, mais personne ne semblait le remarquer!» Après un timide premier pas, Michel Vaïs prend vite ses aises. «Se baigner nu dans un lac, c’est très agréable. C’est comme prendre un bain dans une énorme baignoire. On a l’impression d’être à la fois très vulnérable et très fort.» Si bien qu’à son retour au Québec, quelques années plus tard, il fonde la Fédération québécoise de naturisme (FQN), qu’il préside toujours.
Né au début du 20e siècle en Allemagne, le naturisme gagne le Canada dans les années 1940. Aujourd’hui, ils sont des milliers à fréquenter les clubs et les plages naturistes lorsque l’été arrive. En 1999, un sondage commandé par la Fédération canadienne de naturisme (FCN) révélait que 2,7 millions de Canadiens avaient déjà visité des plages ou des centres naturistes au cours de leur vie. «On a toutes les raisons de croire que le naturisme est toujours aussi populaire», note Stéphane Deschênes, porte-parole de la FCN.
Nu sans complexe
Des jeunes, des personnes âgées, des minces et des obèses, des familles, des couples ou des personnes seules : la nudité sied à tous, remarque Michel Vaïs. «Les clubs
naturistes sont aussi diversifiés que la société.» Selon lui, les adeptes de la nudité collective apprécient le bien-être, la détente, la liberté et l’atmosphère conviviale qui règne dans les
clubs. «Il y a une différence fondamentale entre le nudisme, qui se rapporte au simple fait de se mettre à nu, et le naturisme, qui s’accompagne d’une philosophie », précise le président de la
FQN.
Pour Stéphane Deschênes, de la FCN, le naturisme permet de se défaire de ses complexes en même temps que de ses vêtements. «Notre société voue un culte à la beauté du corps. Dans les publicités, à la télévision, ou dans les magazines, tout le monde est beau. Le naturisme permet de se libérer des canons de beauté et d’accepter son corps tel qu’il est : imparfait mais unique.» Par ailleurs, Michel Vaïs ajoute que le naturisme permet d’enlever toute connotation sexuelle à la nudité. Un antidote, selon lui, «aux deux poisons que sont le puritanisme et l’hypersexualisation».
En plus des nombreux clubs naturistes privés, le Canada compte deux plages publiques ou le nudisme est permis : Hanlan’s Point Beach, sur une des îles au large de Toronto, et Wreck Beach, non loin de Vancouver. À Montréal, une partie de la plage d’Oka, bien que non officiellement vouée au naturisme, accueille chaque été les adeptes de la baignade sans maillot. «La plage libre est à la fois le vestibule du naturisme et sa caricature» prévient toutefois Michel Vaïs.
Pour plus d'infos:
Fédération québécoise de naturisme
Fédération canadienne de naturisme
"
A lire :